Ayahuasca

Les révélations de l’Ayahuasca

Ayahuasca
Il y a quelques années, à travers mes lectures diverses et variées, j’ai pris connaissance de l’existence de l’Ayahuasca, plante médicinale nommée liane des âmes par les indigènes des tribus d’Amazonie. Utilisée par les chamans autochtones pour guérir le corps et l’âme de leurs initiés. Ce breuvage doit être mis en décoction, cuit, ensuite seulement il sera consommé lors d’une cérémonie, souvent dirigée — de préférence — par un chaman ou par un guide expérimenté.

L’ « …Ayahuasca vient du quechua aya, ancêtre, âme, défunt, et huasca, liane, corde. Pour nous, l’ayahuasca contient l’énergie des esprits anciens, elle est le lien qui nous unit à eux. Elle nous aide à communiquer avec nos parents, nos ancêtres. Selon notre mythologie, c’est une nourriture fondamentale offerte par la Terre Mère. D’après l’archéologue équatorien Plutarco Naranjo, elle est utilisée en Amazonie depuis deux à quatre mille ans comme médecine et plante magique. Quant à ses effets, c’est d’abord une plante purgative et laxative… » (source)

Donc, en plus de ces ouvrages et ces documentaires que j’ai parcouru en anglais et en français, tous relataient cet état de conscience modifiée, qui finit par transformer positivement l’initié, voire même le guérir physiquement et élargir sa spiritualité.

De plus, Jérémy Narby — anthropologue et auteur du Serpent cosmique — relate son expérience avec l’Ayahuasca et va même jusqu’à nous inciter à l’essayer une fois durant notre vie. Cela a eu un effet considérable sur moi et a aiguisé ma curiosité — mais pas au point de prendre l’avion pour aller au Pérou et me livrer à cette expérience inédite.

Olival das Hortas - 1
Déçu d’apprendre que l’Ayahuasca est considérée en France comme stupéfiant ; du coup, j’ai fait une croix sur cette éventuelle expérience, car j’espérais — tôt ou tard — l’expérimenter en France. Des années sont passées depuis ; récemment — il y a deux mois environ — en faisant SKYPE avec mon ami, dès qu’il m’est apparu sur l’écran, l’éclat de son regard était radicalement différent ! Son visage était rayonnant et beau ; il dégageait une sérénité intrigante. Spontanément, je lui ai dit : toi, tu as changé, que s’est-il passé depuis ? Tu m’as l’air complètement différent ! Il a rigolé, puis il m’a relaté sa première expérience avec l’Ayahuasca.

Le lendemain, il me contacte pour me demander si je peux faire un SKYPE express avec lui, afin qu’il me pose une question importante ; chose rare qu’il puisse effectuer deux SKYPE d’affiler, car il est souvent occupé à gérer son entreprise. Bref, une fois en ligne, il m’a demandé avec insistance de lui répondre sincèrement par un oui ou par un non, de ce qu’il va me demander, sans se soucier de tous les détails matériels. Et là, il m’a posé la question : est-ce que ça te fait plaisir de participer avec moi et ma femme à une retraite d’Ayahuasca ? Car il y a une qui va se dérouler bientôt au Portugal et si cela te fait plaisir, c’est moi qui t’invite ; je réglerai tout pour toi, l’avion, la participation, etc. Alors ? Avec beaucoup d’hésitation et de gêne, je lui ai dit, oui, car c’est mon rêve de l’essayer…

Ayahuasca ceremony
Chose promise, chose due ! Nous nous sommes retrouvés tous les trois au Portugal pour rejoindre le reste des participants, une bonne trentaine qui sont venus de pays différents de l’Europe ; ils étaient de tout âge. Plus tard, je me suis aperçu que la majorité d’entre eux, n’est pas à leur première initiation d’Ayahuasca, mais bien plus. Une partie des participants étaient logés comme moi, dans un tipi. D’autres, ont dressé leur tente et les plus douillets avaient la possibilité de louer un appartement.

La retraite s’étalait sur quatre jours ; le premier jour est consacré à la préparation indispensable pour nous permettre de mieux accueillir l’Ayahuasca en nous lors de la cérémonie — prévue le lendemain — à travers des exercices bien ciblés, comme la respiration profonde (qui dure quarante-cinq minutes), ou bien la danse libre, pour se décontracter et surtout pour communier avec tous les participants, mais aussi avec notre Mère-Terre et plus particulièrement, avec l’esprit de l’Ayahuasca qui flottait sur le lieu que nous foulions avec nos pieds, à travers cette danse qui parfois devient mystique !

Ayahuasca ceremony - 2
Le deuxième jour de la retraite tant attendu est arrivé ! Un seul mot d’ordre de la part des organisateurs pour nous tous : livrez-vous sans gêne, laissez-vous exprimer vos émotions, vos peurs, vos joies et tout ce qui se manifeste en vous !

Puis tout doucement, une musique envoutante et relaxante, en lien avec l’Ayahuasca, annonce indirectement son arrivée imminente. Nous étions tous allongés par terre sur nos matelas de camping, en plein air, joliment entouré par la nature quasi sauvage ; le masque de nuit autour de nos yeux afin d’éviter la lumière du jour, mais aussi pour rester concentré.

Guides of Ayahuasca's ceremony
Les guides ont commencé à distribuer les verres d’Ayahuasca, breuvage qui m’est encore inconnu. Mais avant, il nous est fortement conseillé de se concentrer sur l’intention et le but que nous souhaitions atteindre durant cette cérémonie. Car cela joue un rôle prépondérant pour la suite et surtout pour la réussite de notre voyage sacré. Une fois cette intention est émise, nous pouvons enfin avaler l’Ayahuasca pour s’allonger tranquillement et laisser sa sève circuler en nous, tout en écoutant la belle musique savamment choisie par les organisateurs.

Au bout de vingt minutes environ, j’ai commencé à avoir des visions magnifiques d’un kaléidoscope géant, tout en symétrie, très changeant, des flashs qui ne durent que quelques secondes pour se succéder les uns aux autres à une allure éblouissante. Les couleurs étaient très belles et fluorescentes, cela ressemblait à un Art Psychédélique. Pendant ce temps-là, mon corps a commencé à se secouer violemment, mes mains et mes pieds bougeaient d’une façon incontrôlée. Plus tard, j’étais tranquille ; conscient de tout ce qui m’entourait, j’entendais tout, même les bruits les plus lointains, tout en poursuivant mes visions magnifiques ; de temps en temps, des soubresauts secouaient mon corps et mes membres comme pour me rappeler que l’Ayahuasca est déjà en moi !

Le soleil tapait fort, malgré cela, chacun de nous avait sa couette et sa bouteille d’eau à côté de lui, avec un récipient vide pour vomir, juste en cas de besoin. Pour cela, nos guides veillent sur nous discrètement et nous assistent le cas échéant ; car après avoir bu l’Ayahuasca, nos corps sont affaiblis, maladroits et vacillants pour qu’on puisse agir seul. Pour moi, tout allait très bien, sauf que, j’ai commencé à avoir très soif ! J’ai redressé ma main — comme la consigne le voulait et sans prononcer un mot. Un des guides est venu vers moi, m’a murmuré dans l’oreille (en anglais) : que puis-je faire pour toi ? J’ai simplement répondu que je veux boire. Une fois que j’ai terminé mon verre, j’ai eu une subite convulsion qui m’a secoué le corps et j’ai immédiatement vomi de toutes mes forces le verre d’Ayahuasca, dans le récipient prévu à cet effet. Heureusement que le guide était encore là. Lorsque je me suis calmé, j’ai remarqué que d’autres participants étaient dans le même cas que moi ; cette réaction est normale lorsqu’on boit l’Ayahuasca.

Olival das Hortas - 2
Heureusement que durant les trois jours qui précédaient la cérémonie, nous étions obligés de jeûner. Nous n’avons rien mangé de solide, simplement de jus de fruit et du velouté de soupe de légumes, en très petite quantitéLe verre d’Ayahuasca que j’ai rendu dans le bac, a gardé son effet en moi. Un deuxième verre nous a été proposé, avec la possibilité de décliner cette offre. Quand la question m’a été posée, j’ai accepté sans la moindre hésitation, car après tout, j’ai fait tout ce voyage uniquement pour vivre pleinement cette aventure. Après le deuxième verre, j’étais aux anges, en train de vivre mon « nirvana » au son d’une musique très inspirante.

Le troisième jour est arrivé — c’est la deuxième et dernière cérémonie d’Ayahuasca avant la clôture de la retraite. Cette cérémonie est en principe un voyage vers notre intérieur. Hélas (ou pas), ce jour-là il a plu assez pour nous empêcher de rester allonger à l’extérieur comme la veille. Les organisateurs ont improvisé rapidement et ont décidé de nous réunir tous — la trentaine de personnes et eux-mêmes — sous un seul tipi. À l’intérieur, nos corps étendus sur les matelas, faisaient office d’un tapis humain qui ressemblait à un patchwork de couleur.

Tipi
Une fois les potions d’Ayahuasca sont ingurgitées, nous pouvons dès à présent nous lâcher pour se laisser entraîner vers ce fameux voyage intérieur tant rêvé. Mais bizarrement, les visions n’ont rien à voir avec celle de la vieille en couleurs et en joie immense. Cette deuxième cérémonie me rendait de plus en plus mal dans ma peau. Je vivais et voyais des visions fantasmagoriques ! J’avais l’impression de me glisser à l’intérieur des entrailles d’un serpent géant, qui ressemblait à un labyrinthe troglodytique, qui n’est que l’Ayahuasca elle-même — d’ailleurs, le serpent est toujours assimilé à l’Ayahuasca… Je glissais inéluctablement vers son intérieur et de plus en plus profond ; je n’y peux rien faire. Mon corps ne m’obéissait plus, il était docile sous l’effet de l’Ayahuasca, qui cette dernière a pris possession de lui. D’un seul coup, j’ai entendu ma voix qui me parlait, vaillamment et tendrement, comme une mère qui parle à son enfant. Plus tard, j’ai découvert que c’était mon guide intérieur qui communiquait avec moi en empruntant ma voix. Enfin ! Mon guide intérieur m’était audible pour la premiere fois dans ma vie.

L’intention que j’ai émise avant de boire l’Ayahuasca, c’est qu’elle puisse me révéler la vérité ultime ! Celle que tout être humain sur cette terre souhaite connaître, tel que : le but et la raison pour lesquels nous sommes créés ! Est-ce que Dieu existe ? Si oui, qui a créé Dieu ? Pourquoi tant d’injustice et de souffrance sur cette terre ? À qui profite cette négativité omniprésente dans la conscience humaine ? Etc.

Bref, toutes ces questions-là, je les ai posées à mon guide, qui lui, me répondait en utilisant toujours ma voix, accompagnée d’images limpides, incroyablement belles. Inutile de vous dire que je vivais des moments hors du commun, sans pareils, qui laissent n’importe qui pantois, sans voix et rend quiconque extrêmement humble, trop petit pour pouvoir la ramener, mais aussi et paradoxalement, rend chacun de nous Grand et Puissant, sans vanité ni orgueil, car c’est une force tranquille et silencieuse qui régit le Tout, c’est celle du Un ; elle est en nous. Il m’a été révélé que je suis — tout comme vous — ce Un ; du moins, une partie de lui. En un mot, nous sommes interdépendants. Lui, le Un, a créé le Tout — tout ce qui existe ici et ailleurs — ce Tout lui est indispensable pour être. Nous sommes pour lui infiniment petits, certes, encore plus petits que les particules subatomiques puisque cela se mesure à l’échelle cosmique, malgré cela, nous sommes importants pour lui ; “ C’est indubitable ! ”, disait Mère-Ayahuasca à travers ses visions explicatives pour moi.

Le Un, est incréé, il n’a pas de nom, on ne peut pas le designer non plus, certes, il existe, mais il nous échappe. Et quand nous voulons à tout prix parler de lui, ce n’est pas de lui que nous parlons, car tout ce que nous décrivons de lui est faux ! Tout comme l’enseigne, parfaitement bien, le Tao-te-king en parlant du Tao.

Pour le Un, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises choses ; pour lui tout est utile. Le hasard n’existe pas, dans ses univers multiples et variés — qui le constituent — tout a une raison d’être. Chaque détail à sa place, en commençant par l’infiniment petit, jusqu’à l’infiniment grand ; tous, incarnent le Un, d’une façon holographique ; que cela soit signifiant, ou pas, pour nous, ça n’a aucune importance, car cela ne pèse pas dans sa balance ; nos jugements sont des illusions utiles pour développer sa connaissance et agrandir sa conscience, pour parfaire son existence, tout cela lui est indispensable !

Lorsque j’ai posé toutes mes questions à mon guide — Mère-Ayahuasca en l’occurrence — elle a répondu à toutes ces questions avec fermeté et bienveillance, uniquement dans le but de m’apprendre ce que je dois savoir, puisque je suis venu à sa rencontre et j’ai accepté son appel, inconditionnellement, sans la moindre hésitation. De même, en buvant sa sève à travers les verres d’Ayahuasca, je me suis livré à un voyage sacré et initiatique, en toute confiance, me laissant diriger par elle vers un monde inconnu qui m’était invisible auparavant, en espérant toujours avoir des réponses à mes questions, lesquelles aucun de mes livres n’a réussie à satisfaire ma curiosité, ni à étancher ma soif de vérité, celle qui m’obsédait depuis longtemps.

Ayahuasca vision

Donc, ce qui est à l’intérieur du Un, ne peut pas être à son extérieur pour l’apercevoir dans sa globalité. C’est aussi valable à notre échelle humaine ; aucun de nos organes lui vient à l’esprit de se balader à l’extérieur de son support (notre corps) — par simple curiosité —, car ces organes n’ont pas la capacité d’y accéder à cela, idem vis-à-vis du Un. Un corps sain, ne permettra jamais à ces organes de lui échapper, c’est une règle. Ainsi va aussi pour le Un et son existence, nous ne pouvons pas le voir sous sa forme extérieure, encore moins cerner ses limites ou son contour, car nous sommes à jamais ses prisonniers, condamnés à vivre dans son intérieur seulement. Nous lui sommes indispensables tout comme tout ce qui existe dans le monde, raison pour laquelle nous devons accomplir cette tâche jusqu’à l’infini, en incarnant inlassablement de rôles divers et variés ; c’est la seule raison pour laquelle nous sommes des êtres éternels, c’est par pure utilité !

Quand j’ai demandé la raison de ces guerres meurtrières et de ces bains de sang qui coulent à flots partout dans le monde ? La réponse fut : c’est très utile pour développer la conscience du Un ; ce dernier a besoin d’une infinité d’expériences les guerres et la souffrance incluses. Le Un développe sa conscience gourmande en savoir de tous genres, puisqu’elle est l’essence de son existence. Du coup, rien ne doit être exclu comme possibilité pour lui — il n’y a pas de jugement pour lui, bon ou mauvais, ni de dualité, tout cela n’est qu’une succession d’exercices dans cette existence et des rôles à vivre temporairement, le temps d’une vie insignifiante à l’échelle cosmique, pour acquérir suffisamment d’expérience, de connaissance et de savoir, lesquels, tous contribuent au développement de cette intelligence cosmique. Nous, êtres humains, sommes condamnés à vivre éternellement, qu’on le veuille ou pas. Nous ne pouvons pas nous échapper à ce rôle, puisque nous faisons une partie intégrante du Un ; et le Un n’est pas suicidaire, donc, il prend toujours soin de lui ; de Nous. Nos expériences éphémères dans cette vie et sur cette terre, ne sont que des rôles parmi une infinité qui nous seront régulièrement attribués, durant cette éternelle existence, qu’est celle du Un. Les guerres, les malheurs, la famine, les injustices, sont toutes des leçons essentielles pour la conscience cosmique, celle du Un. Ce dernier n’a pas de nom, il est seul et n’a pas de concurrent qui menace son existence. Tout ce que nous voyons, ici ou là, constitue le Un et ce dernier ne voit rien séparément — comme nous le faisons par ignorance —, mais cela fait partie de notre rôle et expérience dans cette vie. D’apparence, nous sommes séparés, mais en réalité nous formons Tout sont être. Tout est interconnecté — jamais séparé — nos organes intérieurs le sont aussi, en apparence ils ont l’air indépendants, mais seulement en apparence. Mais en réalité et pour le bon fonctionnement de notre corps, nous ne devons jamais séparer nos organes vitaux, autrement, notre corps devient malade, voire même il succombera. Donc, tout est Un ! Ainsi, la parabole de notre existence m’a été contée.

Concernant les religions, la réponse fut : cela est utile pour le développement de la conscience humaine, mais les religions sont une illusion, c’est un exercice parmi d’autres, nous sommes amenés à expérimenter cela durant cette vie (éternelle), ce sont des exercices parmi d’autres, qui nous seront temporairement imposés et qui ne dureront qu’un laps de temps à l’échelle cosmique. De plus, il n’y a ni enfer, ni paradis, ce ne sont que des croyances liées à ces exercices, ni moins ni plus, la réalité est tout autre.

Quand j’ai posé la question : que dois-je faire ? Quel est mon rôle dans tout cela ? La réponse qui m’a été donnée, c’est de suivre mon intuition, cette dernière saura me guider, c’est son rôle, elle est là pour ça.
Concernant les interdits — le bien et le mal — la réponse fut la même, de suivre mon intuition !
Lorsque j’ai voulu savoir ce qu’il faut faire concernant le côté humanitaire, qui me tient tant à cœur ? Idem, il faut que je suive mon intuition, je saurai ce qu’il faut faire et quand il faut le faire. Vu que rien n’est considéré comme mauvais dans nos expériences et que tout contribue au développement de la conscience cosmique, aucune consigne m’a été donnée ; si, une seule, c’est de suivre mon intuition.

En intervenant sur tout et n’importe quoi — pour améliorer la condition humaine — apparemment, nous retardons l’évolution de la conscience cosmique ; mais en réalité, elle n’est qu’une de ces expériences, qui sera toujours la bienvenue dans le large champ d’expérimentation universelle. Ce principe très troublant, peut à première vue paraître pour le profane que je suis, très révoltant ! Particulièrement pour mes engagements concernant les causes qui me paraissent justes.
Donc, grâce ou à cause de nos erreurs, nous sortirons quand même grandis à chaque expérience, afin d’incarner une nouvelle lors de notre transition dans une autre vie. Là-dessus, il n’y a aucun jugement, mais que des expériences à vivre, car pour l’Un tout est expérience !

Toutefois, il ne s’agit pas non plus d’encourager la méchanceté et le mal, car le but final — d’abord et avant tout — c’est l’Amour inconditionnel. Car le Un s’aime et prend soin de lui, et de tout ce qu’il le constitue, sans la moindre exception. C’est par pur amour qu’il fait tout cela.

Finalement, quand j’ai demandé à quoi ressemble le Un ? La réponse fut : le Un n’a pas de forme fixe, il est constamment en évolution. Le Un ne peut pas être visible de l’extérieur, car l’extérieur n’existe pas pour lui, puisqu’il est le Tout, en dehors de lui, rien n’existe !

Conclusion, un de ces enseignements majeurs que j’ai appris lors de ce voyage sacré, c’est que tout ce qui existe, ici ou ailleurs, sur cette terre et dans tout l’Univers, ne fais qu’Un ! C’est comme si je compare le Un au corps humain, en le considérant ainsi, tout ce qui existe à l’intérieur de ce « corps » en l’occurrence l’Univers, se trouve dans le Un. Du coup, il n’y a plus de séparation entre le contenant et le contenu, car l’ensemble forme un seul corps qui constitue le Un intérieur et extérieur. Raison pour laquelle Tout est Un, cet enseignement les bouddhistes ont toujours clamé à travers leur philosophie. Mais pour moi, la grande différence réside entre lire et apprendre ces enseignements à travers une transmission culturelle léguée d’une génération à l’autre, qu’elle soit éducative, ethnique ou religieuse et celle de la vivre moi-même, à travers ma propre expérience — en passant outre tout ce qu’on a appris, souvent à tort et à travers, sans discerner le vrai du faux. Désormais, cette expérience unique me permet de mieux comprendre certains enseignements comme le bouddhisme, le taoïsme et autres courants mystiques et initiatiques, qui vont tous dans la même direction que celle de mon expérience avec l’Ayahuasca et ses révélations qui m’ont été montrées. Probablement, il y aura des personnes un peu blasées qui trouveront à travers ce témoignage sincère, rien de neuf ni de particulier ; je leur dirai peut-être, mais pour moi, si, il y a quelque chose de très particulier, c’est mon vécu et mes visions qui n’existent nulle part ailleurs, dans aucun des livres sacrés ou profanes, puisque chaque expérience de ce genre est unique.

AHO !

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P.S. :  je demande aux lecteurs de ne pas croire ces révélations, mais plutôt de laisser votre conscience vous dicter le vrai du faux ! Ce que je viens vous relater n’est que mon expérience personnelle avec Mère-Ayahuasca, que je considère cette dernière, la représentation de la conscience du Un, c’est-à-dire de nous. Ce point de vue, n’engage que moi.

N.B. : si vous cherchez à vivre tout comme moi, une expérience avec l’Ayahuasca, sachez que je ne vous la conseille pas, mais aussi, je ne vous la déconseille pas non plus. Si jamais vous voulez malgré tout, aller jusqu’au bout et l’essayer,  faite comme moi, consulter d’abord votre médecin et s’il le faut, faite aussi des analyses avant de s’embarquer dans cette aventure, elle sera fort probablement marquante à jamais. De plus, renseignez-vous beaucoup sur elle — l’Ayahuasca — car c’est avant tout un médicament naturel, très méconnu en Europe.

*Un : En philosophie et en mystiquel’Un désigne le principe premier dont toute chose existante dérive.
Soutenu par la même idée de source unique du tout, il peut également être défini comme cause première ou moteur premier.
En effet le raisonnement qui conduit au concept de l’Un est le suivant : tout événement est la conséquence d’une cause, cette cause elle-même étant un événement ayant une cause. De manière équivalente on dira que tout mouvement est entraîné par la force d’un moteur, qui lui-même est entraîné par un moteur qui le précède.
Le concept de l’Un postule un événement/moteur premier que rien ne précède. (source) Plotin, (205 – 270 ap. J.-C.), philosophe gréco-romain de l’Antiquité tardive, est le représentant principal du courant philosophique appelé « néoplatonisme ».
L’originalité de la pensée de Plotin tient dans sa réflexion, à partir de Platon et d’Aristote, sur la nature de l’Intelligence, et sur l’au-delà de l’Intelligence, à savoir l’Un. Pour Plotin, l’univers est composé de trois réalités fondamentales : l’Un, l’Intelligence et l’Âme. L’homme, partie du monde sensible, doit par l’introspection remonter de l’Âme à l’Intelligence, puis de l’Intelligence à l’Un et accomplir ainsi une union mystique avec le Dieu par excellence
(source)

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Méditation matinale
durant mon « Voyage Sacré » à travers l’Ayahuasca

J’ai filmé cette vidéo à l’aube — le dernier jour de ma retraite d’Ayahuasca — après ces deux cérémonies pleinement vécues. Je me suis efforcé de rendre cette vidéo fidèle à ma vision de ce moment précis, notamment au niveau des couleurs très flashy que je voyais dans la nature, la lenteur que mes pas avançaient, ce qui m’a permis de savourer ma connexion avec Mère-terre et remémorer les réponses à mes questions, qui me traversaient l’esprit sans cesse, à ma plus grande satisfaction. Cet enseignement m’était précieux.

Les organismes qui ont organisé la retraite au Portugal : 
The Sacred Voyage & De Gewijde Reis
Un site ami au Danemark : Voyages of Healing

The Reality Of Truth

(version anglaise)

This documentary explores the relationship between spirituality, religion, and plant medicine. Featuring top thought leaders including Deepak Chopra, Ram Dass, Marianne Williamson, Sri Sri Ravi Shankar, and hosted by Mike “Zappy” Zapolin, the film explores how to access the true reality through plant medicine, Ayahuasca and meditation. It includes first of its kind interviews with top spiritual gurus, celebrities, and people of all faiths, about this intriguing connection and their personal experiences with spirituality and transcendence.

Throughout history human beings have searched for gateways to spirituality that have included meditation, prayer and plant medicine. The Judeo Christian religions, Vedic traditions, and Shamanistic rituals all incorporate techniques focused on transcending the physical reality. These ancient techniques have been uncovered and are now available to society, enabling our ability to tap into our true reality and awakening.

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